Bobo au coeur

Si j’ai bien horreur de quelque chose, encore plus que lorsque l’on grille ma place dans la file d’attente ou bien que l’on me marche sur le pied. C’est de ça :

Je me replie sur moi-même parce que des personnes que j’aimais à la folie m’ont blessé énormément. Je reste dans mon coin car je n’aime pas faire de vague. Je me suis sentie trahie, abandonnée et seule, alors, dans ma logique, c’est que je ne comptais pas. Donc je ne vais pas embêter mon monde avec mes pleurs et avec mes explications.
Et après, ces mêmes personnes me forcent à venir les voir, sous prétexte que j’ai besoin d’aide, j’ai besoin de ne pas être toute seule…

Ouais enfin… Pas envie d’aller me faire réconforter par quelqu’un qui, il y a 5 minutes, ne se souciait pas trop de ce dont j’avais besoin. Alors fais passer tes besoins en premier, ce qui est cool ouais, normal, mais dans ce cas tu me mens pas. Vraiment le mensonge ça me fait dégueuler. Arrête de me dire que j’ai besoin de te voir, d’être à tes côtés pour aller mieux, car c’est faux. C’est toi qui m’a mit dans cet état là. Vraiment, stop.

Laisse-moi seule. Laisse-moi le temps. Je vais me soigner comme je sais faire tout le temps.

Titre évocateur

Je vais te protéger. Tu es importante pour moi. Tu es ma meilleure amie. Je t’aime. On se fera une soirée ensemble ! On se verra longtemps. Je viendrai te voir. Tu es la bienvenue. Je t’aime comme tu es. Tu ne me déranges pas. Je crois en ta dépression. Je te trouve courageuse. Tu n’as rien à craindre avec moi. Je crois en toi. Tu es ma fille. Tu fais partie de la famille. Mes enfants t’aiment beaucoup. Tu m’aides beaucoup. Je ne me sers pas de toi. Je suis là pour toi. Je vais t’offrir une vie paisible. Tu peux avoir confiance en moi. J’aime être avec toi. Tu fais partie de mes priorités. Tu vas aller mieux.

Liste des mensonges qui m’ont fait mal au coeur – A retrouver sur lesmauvaisjours.

La pression, l’appréhension, la prison, l’impression.

La pression que je ressens pour tout. Comme si un monstre m’infligeait les fardeaux de tout.

L’appréhension quand je sors dans la rue. Essayer d’être à l’aise au milieu d’inconnus.

La prison, mon enfer. Quand tout s’écroule doucement parce que je ne peux rien faire.

L’impression de déranger, souvent, toujours. Je sens que je suis morte je ne trouverai jamais l’amour.

Mon quotidien mort.

Dépressive. C’est quoi, ma dépression. C’est parfois ne pas arriver à se lever du lit. Être abattue par des douleurs physiques. Ne pas réussir à prendre sa douche, ne pas réussir à changer de vêtements plusieurs jours. Ne pas réussir à travailler. Avoir très envie de pleurer, de crier, mais sans arriver à m’exprimer. Retenir une tristesse intense. Ressentir un vide monstrueux. Regarder des heures mon plafond ou le sol, ou les murs blancs de ma chambre. Avoir l’impression que je ne peux pas sortir de chez moi. Avoir l’impression que je vais mourir. Avoir l’impression que personne ne m’aime. Avoir l’impression d’être seule.

Seule. La solitude me tabasse. Elle me clôture. Elle me cloisonne. C’est passer des jours sans parler à voix haute. Passer des jours en oubliant de répondre à mes messages. Passer des semaines en retard sur les papiers, parce que je n’ai pas la force. Passer des heures à vouloir mourir car je souffre trop. Passer des heures à me justifier parce que l’on ne me croit pas trop.

Invisible. Se balader de médecin en médecin, sans être prise au sérieux. Entendre « mais vous avez tout pour être heureuse, ressaisissez-vous. » « Vous n’avez que 26 ans, ça ne doit pas être bien grave. » Avoir un traitement antidépresseur au bout de 8 ans à le demander. Être enfin crue par un médecin traitant, mais remplaçant. Me sentir invisible, remplacée.

Espoir. Me sentir mieux quand ce docteur m’a écouté. Me sentir vivante quand il a comprit que je voulais vraiment mourir. Me sentir moi-même quand il ne s’est pas attardé sur mes cicatrices. Me sentir protégée quand il m’a réservé une chambre dans l’hôpital à côté, pour si jamais j’ai envie de faire une connerie. Avoir envie de l’embrasser sur la joue, juste parce qu’il vient de sauver une vie.

A ces 30 minutes d’écoute qui ont changé ma vie. Merci au docteur Sapin.

Faire du BRUIT !

Je me suis offert deux cartes postales de Ritournelle hier. Une sur laquelle une petite fille offre une fleur à un monstre noir, et une sur laquelle une petite fille crie « faire du BRUIT » !

Elles représentent bien mon enfance. J’étais à l’aise avec mes monstres, et pas avec les petites filles monstrueuses de mon école qui se moquaient de moi toujours.

Aussi, j’ai beaucoup de souvenirs de chez mes parents. J’avais l’impression que ma soeur et moi n’avions jamais le droit de faire du bruit, de nous exprimer. C’est une impression d’enfant, je le sais, mais qui est cependant bien ancrée en moi. Je me souviens aussi, au mot près, des reproches de mes parents qui trouvaient que j’étais trop bruyante. Je marchais trop fort, je respirais trop fort, je me cognais partout et était d’une maladresse sans égale, ça les agaçait énormément. Je comprends, cela devait être épuisant. Mais en tant qu’enfant, j’avais l’impression d’être un poisson rouge dans un bocal qui se cognait contre des parois en verre trop étroites et trompeuses.

wow… trop cool !

Sachez qu’à chaque fois que j’ai un.e nouvel.le abonné.e, c’est ce que je crie. Que ce soit ici, ou encore mieux, sur mon blog perso. C’est fou. Je me dis, ouais, c’est vraiment fou que des « gens » aiment bien ce que j’écris. Peut-être que vous vous reconnaissez dans ma mélancolie ? Ou peut-être pas, et vous voulez être gentil.les. Trop à choisir. Je vous aime tou.te.s. J’adore écrire, merci de me suivre, merci de me donner de la force, et merci d’être vous.

mon frère

Tu me manques aujourd’hui, c’est dingue. Ce matin ma première pensée fût pour toi. Je me souviens de toutes les fois où j’avais la chance de me réveiller à côté de toi, de toute les chances où tu me prenais dans tes bras. Je sais que j’aimais pas trop ça, parce que t’étais vraiment trop grand et que je me cassais le cou à te regarder, vue d’en bas. Que quand j’étais un peu pompette, je ne pouvais pas m’appuyer sur ton bras puisque ton coude m’arrivait à la tête. Ouais, je te grandis, mais je te maudis aussi d’être parti. Comme ça, comme un lâche, sans m’avoir dit que tu allais mourir, merde à la fin, connard.

Je veux maintenant me blottir contre toi. Dormir avec toi encore. Regarder nos émissions. Regarder nos comédiens. Regarder les sketchs qui ne faisaient rire que nous, parce que l’humour absurde, personne n’aime. Je t’aime et je ne te l’ai pas assez dit, ça fait cliché mais c’est vrai. Tu me manques à m’appeler “la princesse du chaos”, “la fille de la mélancolie”. Tu me manques à ne pas comprendre ma dépression, et à me demander d’aller mieux. Tu me manques avec ton accent toulousain de merde. Tu me manques à m’ignorer quand tu me regardais dessiner, parce que tu avais horreur de mes dessins et que tu avais aussi horreur de dire que mes dessins étaient moches.

Tu m’énerves, tu m’énerves, tu m’énerves à être parti. Mais tu sais, tant que tu viens pas me le dire, moi je te crois pas, alors. Alors fais le mort, vas-y, si ça t’amuses !! Moi je t’attends chez moi. Comme toujours. Tu viens quand tu veux me dire qu’en fait, c’était une blague. Et tu sais que je vais pas mal le prendre : j’adore l’humour absurde.

Aussi publié sur lesmauvaisjours, mon blog personnel.